Caféiculture au Costa Rica – L’histoire, terroir, production

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Quelle est la caféiculture au Costa Rica ? Quelle est son histoire, son terroir et sa production ? Découvrez un pays producteur incroyablement lié au produit de luxe et de terroir.

Publié par Arnela le 22 mars 2019
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Saviez-vous que le Costa Rica est actuellement classé 14e dans la production mondiale ? Les grains du Costa Rica sont considérés être les meilleurs du monde en raison de leurs particularités et typicités. L’une des villes productrices les plus enviées est Tarrazu. Cette ville produit pour la chaîne mondiale. Au départ, le Costa Rica ne produisait que très peu de café. Grâce à l’aide des autorités, ce pays producteur se voit recevoir de la terre gratuite, à conditions de s’engager dans la production de café. Grâce à cette belle ouverture, le Costa Rica voit sa culture du cacao, tabac et sucre chuter pour faire place à la culture du café.

On dit alors aujourd’hui que les producteurs et commerçant auraient aidé le Costa Rica à moderniser les cultures du pays. Plus tard, les pays voisins ainsi que le Costa Rica se rejoignent pour former ce qu’on appellera le café centro-américain. La culture du café a permis au Costa Rica une forme de relève : en effet, pays étant en sous-développement économique a vu ses chiffres monter en flèche en raison de la production du café. Actuellement, la première ressource économique du pays est le tourisme, suivie de la culture du café, qui fait vivre des centaines de milliers de petits producteurs dans le pays.

Le Costa Rica est un pays très chanceux, en question de climats, terroir. L’emplacement géographique du café est entièrement favorable à la pousse de celui-ci. Les sols costariciens sont majoritairement volcaniques et cela favorise le développement du café : la terre autour du volcan reste chaude avec une température contrôlée durant les saisons pour permettre au café d’évoluer et offrir les meilleurs arômes.

Petit flash black : Saviez-vous que selon la légende du café Costa Rica, les Anglais auraient apporté des plants au pays pour y développer le café. Malheureusement, les Costariciens n’y ont pas cru ! Ils n’ont donc pas immédiatement mis leurs efforts dans ces petits plants de caféiers et considéraient ce commerce comme non rentable. Petite anecdote : Saviez-vous qu’au Costa Rica, certaines plantations préfèrent travailler parfois de nuit pour utiliser beaucoup moins d’électricité, pour moins de chaleur lors des récoltes, avec un bon vent frais ? Tout dépend de la plantation.

Développement économique ? Bien évidemment que le commerce du café a donné un grand coup de pouce à l’économie de ce petit pays, aujourd’hui appelé «  la petite Suisse de l’Amérique ». Le Costa Rica est composé de 45’000 petits producteurs directs qui ont moins de 5 hectares par terroir. Saviez-vous que le Costa Rica, dans la loi de l’agriculture du pays, n’a pas l’autorisation de produire du Robusta ? En effet, cette plante principalement plantée pour protéger les autres caféiers comme les variétés de l’Arabica et est majoritairement utilisée pour créer des Assemblages / Blends de cafés comme le Mocca Luxe : le Robusta va apporter sa petite pointe d’amertume provoquée par la forte contenance en caféine pour équilibrer le café et avoir un café bien harmonieux avec une très belle créma.

Le Costa Rica est l’un des plus petits pays producteurs de café. En raison des importantes altitudes de production, le Costa Rica ne peut pas produire en grande quantité et doit tout miser sur la qualité de son produit, d’ailleurs vendu à prix élevé. Les plantations costariciennes se trouvent en moyenne à plus de 1’400 mètres d’altitudes : Plus le café pousse en hauteur, moins les caféiers poussent : leur mûrissage se fait en lenteur pour une complexité aromatique plus importante.

En raison de son impossibilité de produire en grandes quantités comme le Brésil par exemple, le Costa Rica mise absolument sur le commerce direct, la qualité du produit, le développement durable.

En repensant à nos précédents articles, souvenez-vous de la qualité des café costariciens que nous avions, du commerce direct mettant en avant notre relation sans intermédiaire avec Carole Zbinden, et le développement durable de notre productrice qui réalise des projets sociaux pour son village, ou réalise ses propres étapes de permaculture.



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