Coopérative de producteurs de café

Actualité café

Qu’est-ce qu’une coopérative de petits producteurs de café ? Il s’agit d’une façon pour nos petits producteurs de se rassembler, ce qu’on appelle un rassemblement de groupes, basée sur un aspect économique leur étant familier, comme le café. Une coopérative ainsi que son système de fonctionnement, paramètres et organisation sont basés sur des valeurs très claires qui donnent un sens unique à chaque petit producteur.

Publié par Arnela le 27 décembre 2018
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Petite définition technique

Une coopérative de petits producteurs est similaire à une forme d’association et fondation par laquelle traverse l’économie sociale et solidaire entre chaque planteur.

Les petits producteurs se divisent en deux groupes :

Premier groupe

Selon l’importance des kilos de café vert dans une plantation, le petit producteur peut travailler de façon autonome avec les revendeurs sans intermédiaire fixe. C’est le petit producteur qui fixe son prix à l’acheteur, comme nous. Il s’agit d’un petit producteur entièrement indépendant dans son travail, et à la fois dépendant de son fruit caféier. L’indépendance comprend aussi l’acquisition de toutes les machines de tri des cerises de café, les machines à traitement, les coûts de l’eau, l’électricité. Tous ces coûts sont à la charge du petit producteur lorsqu’il travaille seul. En prenant en compte le café de haute qualité provenant des hautes altitudes, la variété produite ainsi que tous les coûts engendrés chez lui, le petit fermier réajuste ses prix aux revendeurs.

Deuxième groupe

Le second groupe consiste à regrouper plusieurs dizaines de petits producteurs ne pouvant pas assurer les finances de leur plantation en raison de leur petit terroir, variété, complexité, pays. Donc, des dizaines de producteurs se réunissent pour créer ce qu’on appelle une Coopérative de Petits Producteurs. Ensemble, ces derniers réalisent des projets autour du café, répondent à leurs besoins sociaux, économiques et culturels dans une coopérative dont l’organisation est entièrement démocratique. Contrairement à l’indépendant cultivateur, c’est la coopérative qui fournit tous les instruments de traitement, les stockages, les machines de tri.

Est-ce une association à but non lucratif ?

Différence avec une association à BNLucratif ? Celle-ci a pour but de réaliser des projets sociaux et culturels, sans toucher l’aspect économique.

Au cœur d’une coopérative

Dans une coopérative de café, nos petits producteurs apportent leur café et définissent un prix. Le prix se définit par le directeur général de la coopérative qui est élu par 7 producteurs dont la voix compte. Au final, chaque petit producteur a une voix et est égal. Saviez-vous que mondialement et dans tous secteurs confondus (café, thé, sucre, cacao…), il y a plus de 279 millions de personnes travaillant dans une coopérative ?

Les avantages

La coopérative de café offre plusieurs avantages aux petits producteurs : Ces derniers provenant de hautes terres avec très peu de terrain de production obtiennent du matériel pour cultiver leurs produits, de la maintenance, du stockage pour leur café pour ceux qui n’ont pas de locaux. Mais ce n’est pas tout : les petits producteurs créent un lien familial entre eux et se soutiennent dans leur production, dans leur économie et leurs cultures. Les coopératives existent pour maintenir des conditions de vie adaptées ainsi que des prix équitables en recevant en échange des produits de haute qualité.

Qui compose la coopérative ?

Généralement, une coopérative de petits producteurs est créée par eux-mêmes. Ce sont ces derniers qui décident du directeur général de l’équipe, ainsi que des sortes de « députés » qui sont généralement 7 afin de prendre des décisions environnementales, économiques, sociales et culturelles. Ce sont les petits producteurs qui décident de la variété qu’ils produisent. Ce sont également eux qui choisissent si leur grain sera bio ou non.

Imaginons la scène :

Un petit producteur de café de spécialité se rend dans une coopérative de son village pour y devenir membre. Il y apporte son café (nous comptons en sacs entre 30 et 100 kilos selon les récoltes et variétés). Après concertation, le petit producteur joint la communauté des petits producteurs et décident tous ensemble du prix que celui-ci emportera en échange de son sac.

Comment savoir si le café est de qualité, à chaque apport ?

A noter qu’à chaque apport de sac dans la coopérative, celui-ci est contrôlé en amont : qualité, kilo, récolte, produits… Tout est passé au crible. Après examen, la coopérative décide si le café est bon pour être sur le marché. Dans le cas contraire, si le planteur n’a pas fourni la qualité de café habituelle promis aux clients, son produit ne sera pas accepté.

Nous dépendons du petit producteur !

Il faut noter que la production de café dépend principalement sur des petits fermiers appelés aussi paysans qui sont experts de leurs produits. En collaborant avec des coopératives, cela permet à ses membres de pouvoir agir sous forme de « président » de son propre café, et ainsi d’avoir une liberté d’agir comme « guide » au sein de la région pour un développement social, économique, culturel et surtout… local.



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