Jour 1 au Panama, Biomuseo et Pont de la Vie

Nos producteurs

Premier jour de notre voyage au Panama, où nous avons appris un grand nombre de choses sur l’histoire du pays et visité le célèbre canal.

Publié par Elea le 24 septembre 2018
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Deux heures après l’heure d’arrivée prévue, notre avion atterrit à Panama City. La faute à Isaac et deux autres ouragans qui nous ont forcés à changer de route.

Alessandra et Marcos nous attendent, un peu inquiets mais ravis de nous voir arriver. Ils nous déposent à l’hôtel et nous donnent rendez-vous le lendemain pour une journée riche en découvertes.

Après un petit-déjeuner fort varié sous forme de buffet à volonté proposé par l’hôtel (fruits, plats chauds et froids, pains, brioches, jus, charcuterie et fromages), nous décidons de partir faire un petit tour en attendant l’arrivée de Marcos et Juan Antonio, et nous avons eu bien raison ! L’Eglise de Nuestra Señora del Carmen que nous pouvions entrapercevoir depuis notre chambre d’hôtel est vraiment magnifique. Son style gothique est inspiré des églises espagnoles, et plus particulièrement de Tolède. Elle fut construite assez récemment, entre 1947 et 1955. L’intérieur était également très beau, avec des vitraux colorés et une multitude de piliers s’élevant vers la voûte (Nous n’avons pas pris de photos à l’intérieur car c’était l’heure de la messe et elle était bondée).

(Façade de l’Eglise Nuestra Señora del Carmen)

Retour à l’hôtel à temps pour retrouver Marcos et Juan Antonio qui vont passer la journée avec nous. Et c’est parti direction le Biomuseo !

Le Biomuseo a été inauguré il y a à peine 4 ans, en 2014. Cependant le design, lui, date de 1999, fruit de l’imagination de l’architecte de renom, Frank Gehry.

(Biomuseo, vue de l’extérieur)

(Gravures d’animaux et de plantes à l’entrée du musée)

Au cours de la visite, des audioguides fournis par le musée nous font découvrir les multiples facettes de ce pays. Tout d’abord, nous passons devant un mur immense sur lequel sont répertoriées un très grand nombre d’espèces, des insectes aux mammifères, en passant par la faune marine et les reptiles. Elles étaient triées par couleur, en fonction de si elles étaient plus ou moins menacées d’extinction. Heureusement, seul un très faible nombre d’entre elles sont déjà éteintes, comme la grenouille Arlequin de Chiriqui, originaire de la région où nous allons nous rendre pour visiter la plantation.

(Plaques représentant un grand nombre d’espèces menacées)

La visite se poursuit dans une grande salle ou sont représentées un grand nombre d’espèces dont certaines sont éteintes, en taille 1:1. Il y a dix mille ans, à l’époque où les premiers hommes ont foulé la terre vierge de Panama, des paresseux géants existaient. Chassés en raison de leur taille imposante dont la carcasse pouvait nourrir une tribu pendant plusieurs semaines, ils ont été poussés à l’extinction relativement vite par nos ancêtres.

(Une reproduction échelle 1:1 du paresseux géant!)

D’autres espèces plus connues, comme les tigres à dents de sabre, des ours et des chevaux sont également représentées.

(Une reproduction échelle 1:1 d’un tatou géant!)

Sous le musée, se trouve un grand espace extérieur ou on découvre 16 piliers de couleurs différentes, représentant différentes étapes de l’histoire du Panama, de la préhistoire à nos jours.

(Une très belle présentation de l’histoire du pays)

Un peu d’histoire :

Il y a plusieurs millions d’années, le Panama était sous les flots. La montée du fond marin provoquée par des mouvements tectoniques ainsi que les dépôts de sédiments provenant de l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud ont formé il y a à peu près 3 millions d’années ce que les Panaméens appellent, « El Puente de la Vida », le Pont de la Vie, car cette étroite bande de terre a rejoint les deux Amériques et a permis aux différentes espèces de migrer et de se développer. Cette période est connue sous le nom du Grand échange interaméricain, et c’est grâce à elle que la biodiversité du Panama est si riche. On y trouve plus de 500 espèces d’oiseaux et une multitude d’insectes, de reptiles et de serpents.

L’isthme de Panama fut découvert en 1501 par Rodrigo de Bastidas, accompagné de Juan de la Cosa et Vasco Nuñez de Balboa. La Ville de Panama fut fondée en 1519 et c’est depuis elle que partaient les expéditions vers les autres pays d’Amérique du Sud. Le Panama est un pays riche en ressources, notamment en or, pierres précieuses et perles ce qui provoqua la convoitise de pirates. Le plus connu est Sir Henry John Morgan, qui pilla et brûla la ville 1671.

(Ça sent l’orage en sortant du musée!)

Nous repartons ensuite, direction le canal de Panama ! Nous prenons le repas dans un restaurant qui surplombe le canal, composé de deux voies dans lesquelles s’engagent des bateaux transportant des marchandises.

(Vue du canal côté lac, le bateau Danubia est tracté dans le premier bassin)

(Vue des deux bassins et des écluses)

(Le Danubia arrive dans le premier bassin)

(Le bassin est vidé afin que le Danubia soit à la même hauteur que le bassin suivant)

Nous avons pu observer le système complexe des écluses, et des mules, ces petites locomotives qui tractent les bateaux doucement afin d’éviter qu’ils ne causent des dégâts. La traversée peut prendre jusqu’à 45 minutes.

(Les mules tractent le bateau jusque dans le deuxième bassin)

(Un pélican brun posé au bord des rails utilisés par les mules)

Pour la petite histoire, pas moins de trois sociétés françaises voulurent construire le canal, de 1876 à 1899, mais toutes durent abandonner le projet pour des raisons financières. Ce n’est qu’en 1914 que les États-Unis réussirent à mener le projet à bout, et le canal fut officiellement ouvert en 1920. Cependant, ils possédaient le canal et les panaméens luttèrent jusqu’en 1999 pour enfin obtenir le contrôle du canal.

Il y a deux bassins et trois écluses, qui permettent aux bateaux de passer du niveau du lac Gatún à celui de l’Océan Pacifique, les bassins se remplissent à la vitesse d’un mètre à la minute. Le canal permet de réguler la hauteur du niveau de l’eau, car côté Atlantique, la marée ne dépasse pas les 50cm alors que côté Pacifique elle monte jusqu’à 5m. Nous avons pu observer de près le Canal de Miraflores, par lequel passent des bateaux faisant jusqu’à 33 mètres de large. Les bateaux plus gros eux, passent par les écluses de Cocolí, situées un peu plus loin qui comportent trois bassins et quatre écluses.

Le soir, nous nous rendons au Club Unión pour dîner avec une belle vue de la mer.



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1 Commentaire

  1. Wagnon dit :

    Un grand merci pour ces informations historiques et pour les belles photos. Très bonne continuation

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