Maintenir l’artisanat coûte que coûte : le choix de Cafés Trottet
Durabilité & Ecogestes
Le monde du café a changé de visage ces dernières années. La pandémie, les épisodes de gel qui ont frappé les régions productrices du Brésil, les tensions géopolitiques qui perturbent les routes commerciales : tout cela s’est répercuté sur le prix du café vert, aujourd’hui à des niveaux que la filière n’avait encore jamais connus. Maintenir l’artisanat coûte que coûte, dans ce contexte, n’est plus une simple formule. C’est une décision que nous prenons chaque jour, chez Trottet, torréfacteur artisanal à Genève depuis 1947.
Un contexte que nous ne pouvons ignorer
Chez Cafés Trottet, comme dans toute la filière, ces bouleversements se sont fait sentir sur l’ensemble de notre chaîne de production. Le prix du café vert a grimpé de façon continue. Les tarifs de l’emballage ont eux aussi augmenté, sous l’effet conjugué des coûts de matières premières et de transport. Et le coût de l’énergie, indispensable à la torréfaction, a littéralement doublé en quelques années. Ce sont des réalités économiques que nous assumons sans détour, parce qu’elles concernent toute une profession et qu’il serait malhonnête de les taire.
« Face à cela, une tentation existe : rationaliser, automatiser, standardiser. Pendant que certains ont fait ce choix, et il se comprend dans un marché mondialisé, ce n’est simplement pas le nôtre. », François TROTTET
Maintenir l’artisanat coûte que coûte : un engagement familial
Depuis trois générations, la famille Trottet torréfie son café à Genève selon un savoir faire transmis, affiné, mais jamais dénaturé. Maintenir l’artisanat coûte que coûte, c’est refuser de sacrifier ce temps long que demande une torréfaction bien menée, même lorsque tout, autour de nous, pousse à aller plus vite et à produire davantage. C’est continuer à surveiller chaque cycle de torréfaction avec l’œil et l’expérience de celles et ceux qui font ce métier depuis toujours, plutôt que de tout confier à une chaîne entièrement automatisée.
« Ce choix a un coût, et nous ne le cachons pas. Mais il a surtout un sens : celui de proposer un café dont la qualité repose sur une maîtrise humaine, pas uniquement sur des volumes. » François TROTTET
Rester un petit artisan genevois, dans un monde qui s’industrialise
Nous observons, comme tout le monde, une tendance de fond vers la mécanisation et l’industrialisation de la production alimentaire. C’est une évolution légitime, portée par des besoins d’échelle que nous respectons. Mais chez Trottet, nous avons fait un autre pari : celui de rester un petit torréfacteur local, ancré à Genève, fidèle à une production à taille humaine.
Maintenir l’artisanat coûte que coûte, c’est aussi cela : choisir la proximité plutôt que le volume, la constance du geste plutôt que la vitesse de la machine, et une relation directe avec nos clients plutôt qu’une distance imposée par la taille. Ce n’est pas un jugement porté sur les autres modèles, c’est simplement le nôtre, assumé pleinement depuis 1947.
Pourquoi ce choix compte encore aujourd’hui
« Dans un marché du café sous tension, où la volatilité des prix pousse beaucoup d’acteurs à revoir leurs méthodes, nous pensons que l’artisanat a plus de valeur que jamais. » Arnela
Il garantit une traçabilité réelle, une exigence constante sur la qualité, et surtout la transmission d’un métier que nous voulons continuer à porter avec fierté. Maintenir l’artisanat coûte que coûte n’est pas un slogan commercial chez Cafés Trottet : c’est une ligne de conduite qui traverse les générations et qui continuera de guider chacune de nos décisions, aujourd’hui comme demain.